ECRIRE, LIRE…

L’apparition de l’écriture remonte à une période comprise entre 5000 et 2500 ans avant notre ère. C‘est dans les restes des temples des cités d’Uruk et de Lagash (le Pays de Sumer, l’actuel Irak) qu’on en retrouve les premières traces. Des signes ou pictogrammes représentant des mots ou concepts utilisés surtout pour des livres de comptes. Très vite, arrive la volonté de retranscrire les sons par ces signes et de communiquer.

La lecture suit logiquement l’écriture… Mais est-ce aussi simple que cela ?

QUAND L’ECRITURE INFLUENCE LA LECTURE

Avez-vous déjà compris le sens d’une phrase, d’une expression, d’un mot, uniquement parce que vous l’avez prononcé à haute voix ?

C’est le principe de la lecture dans l’Antiquité (gréco-romaine).

Durant cette période, on écrit sur des volumens (des rouleaux qu’on déroule au fur et à mesure de sa lecture). L’écriture grecque et latine ne contient pas d’espace (ou peu) et quasiment pas de ponctuation. Pour comprendre le texte qui apparaît devant ses yeux en déroulant ces rouleaux, il faut le dire, parler à haute voix, entendre les mots, percevoir les phrases, appréhender la musicalité.

La lecture se fait dehors, souvent avec un auditoire. Il n’y a pas de retour en arrière possible, ni de saut en avant dans ces lectures, elle est linéaire. C’est pourquoi, les œuvres de cette époque contiennent régulièrement des retours en arrière tout au long du récit.

QUAND LA LECTURE INFLUENCE L’ECRITURE

À partir du Moyen Âge, les lectures, la plupart du temps religieuses ou scientifiques, se font moins entendre. On continue à dire ce qu’on lit, mais on le murmure. Puis, on glisse vers la lecture intérieure, vers l’écoute de sa voix intérieure. Cette époque marque également définitivement le passage du volumen au codex (du rouleau au livre sous sa forme actuelle). La pratique de la lecture silencieuse oblige à modifier la façon d’écrire, car on ne peut plus s’appuyer sur les tonalités ou la musicalité de sa voix. Apparaît alors les espaces entre les mots, pour mieux les discerner, et la ponctuation des phrases, pour donner accorder des pauses à la lecture, pour permettre à la pensée de structurer ses idées.

La combinaison de l’utilisation du codex comme support d’écriture et la lecture silencieuse permet de structurer les informations du livre de façon moins linéaire. Le lecteur du codex peut alors se balader n’importe où dans le texte au gré de ses besoins ou de ses envies.

LE XXIe SIECLE

L’histoire de l’écriture, et de la lecture, est marquée par des avancées technologiques. Papyrus, parchemin, volumen, codex, imprimerie… Le XXe siècle a eu ses avancées. L’écrit à la portée de tous, le format poche et les premiers écrans d’ordinateur. Le XXIe siècle est le siècle de la généralisation des écrans, mais surtout d’internet. L’écriture et la lecture se modifieront. Il est impensable que ces pratiques restent figées avec ce bouleversement technologique. Mais reste à savoir qui influera l’autre…

Sources :

https://www.hominides.com/html/dossiers/ecriture-origine-naissance-premieres-ecritures.php

https://cafe-powell.com/2013/05/la-lecture-a-travers-les-ages/ https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/histoire-de-la-lecture-contee-par-alberto-manguel

On en parle

“Du début à la fin,vous êtes absorbé dans des sentiments

différents, vous passez de la peur à l’angoisse en passant par

d’autres émotions toutes aussi fortes les unes que les autres.”

lmedml.fr 

On en parle

“Ce livre captivant mérite la note de 5*/5*.

Il plaira à tous avec les thèmes forts qu’il aborde :

l’amour, la mort, la vie, la solitude, l’absence.”

Langue-déliée